Peine de mort : situation extrêmement chaude pour Amougou Belinga, l’Assemblée nationale tranche

L’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga a été inculpé pour « complicité de torture par aide » dans l’assassinat du journaliste radio Martinez Zogo. Il a été envoyé en prison en attente de son jugement. Mais encore, beaucoup de spécialistes craignent que la peine de mort pourrait lui être appliquée dans le pire des cas. Et ce n’est pas l’examen en cours du Code pénal à l’Assemblée nationale qui va réconforter le magnat de la presse.

Un changement est en train de s’opérer avec le concours des parlementaires. Les députés planchent sur le Code pénal « qui reste dans tous les pays un instrument majeur de régulation sociale et sociétale », selon les juristes.

Cela a l’air d’une révolution qualifiée déjà d’historique par les observateurs car elle va très probablement engendrer un « changement de mentalités et de comportements au Cameroun ». Les grands sujets évoqués sont entre autres la peine de mort, la corruption, les crimes, etc.

S’agissant de peine de mort, il est à souligner que « le Cameroun est décidé à la maintenir », lit-on dans une publication faite par le lanceur d’alertes Rémy Ngono.

A cet effet, l’article 22 qui fixe les « conditions préalables à l’exécution » fait savoir : « (1) toute condamnation à mort est soumise au président de la République en vue de l’exercice de son droit de grâce. (2) tant qu’il n’a pas été statué par le président de la République sur la grâce du condamné, aucune condamnation à mort ne peut recevoir exécution ».

C’est donc dire qu’une fois ce texte validé, toute personne coupable d’un crime jugé extrême peut être exécutée, conformément à la loi et sur autorisation du chef de l’État. C’est là que le cœur de Jean-Pierre Amougou Belinga et son entourage doit sauter.

Le meurtre d’un journaliste précédé par des tortures inhumaines, des supplices ainsi que des démembrements du corps suffit-il à appeler à la peine capitale ? Les juges en décideront.

Tout de même, selon des sources judiciaires bien informées, Jean-Pierre Amougou Belinga ne devrait pas aller jusque-là. On indique que le zomloa des zomloa pourrait se coller à une peine d’emprisonnement de vingt-cinq (25) ans plus une forte amende à payer.

Les textes en examen au parlement contiennent également des sanctions contre la corruption, un autre terrain sur lequel Jean-Pierre Amougou Belinga ne serait pas blanc comme neige. L’intitulé est « Article 134 : corruption active ».

« (1) est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 200 000 à 02 millions de francs, tout fonctionnaire ou agent public national, étranger ou international qui, pour lui-même ou pour un tiers, sollicite, agrée ou reçoit des offres, promesses, dons ou présents pour faire, s’abstenir de faire ou ajourner un acte de sa fonction », peut-on observer.

Une autre partie est « Article 134-1 : – corruption passive » : « (1) quiconque, pour obtenir soit l’accomplissement, l’ajournement ou le refus d’accomplissement d’un acte, soit des faveurs ou des avantages tels que prévus à l’article 134 ci-dessus, fait des promesses, offres, dons, présents ou cède à des sollicitations tendant à la corruption, est puni des peines prévues à l’article 134 alinéa 1 ci-dessus, que la corruption ait ou non produit son effet ».

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