Etoudi : Voici pourquoi Paul Biya a ‘pardonné’ à un ancien Lion, mais pas à Eto’o

 

• Il s’agit de Roger Milla

• Il était dans la loge officielle ce jeudi

• La presse avait annoncé sa colère

S’il y a une polémique qui entoure cette 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies Cameroun 2021, c’est bien évidemment, la mise à l’écart, mieux l’humiliation infligée au Président de la Fédération camerounaise de football Samuel Eto’o, obligé de raser les murs. Mais, à part lui, il y a d’autres Lions Indomptables qui n’ont pas digéré leur mise à l’écart. La presse camerounaise a évoqué cette situation et surtout leur colère. Mais manifestement, un est en train de revenir en grâce. Il s’agit de Roger Milla, qui était dans la tribune officielle ce jeudi à Olmebé aux côtés du ministre en charge des Sports.

Sur les images de la loge officielle lors de l’éclatante victoire des Lions indomptables ce 13 janvier 2022 à Olembé, aux côtés des officiels. Mais quelques jours auparavant, la presse locale notamment l’Intégration a fait cas de la colère des vieux Lions sur le traitement que les autorités leur réserve dans le cadre de cette compétition. Le confrère a notamment mentionné le nom de l’Ambassadeur Roger Milla.

C’est avec grand surprise que beaucoup ont découvert l’ancien attaquant des Lions dans la loge officielle ce jeudi. Cela fait dire qu’il est revenu dans les bonnes grâces du Palais d’Etoudi, même si cela reste une interprétation. Il était d’ailleurs dans les vestiaires des Lions Indomptables pour leur laisser un mot à l’issue du match/

Par contre, Samuel Eto’o lui continue par « raser les murs ». Il est écarté de la loge officielle et est obligé de suivre les matches des Lions comme un supporter ordinaire.

infoscameroon vous propose l’article du confrère l’Intégration sur la colère des vieux Lions

LIONS INDOMPTABLES : La colère des anciennes vedettes

Classés traine-misère jusqu’au 9 janvier dernier par les autorités camerounaises, Roger Milla et d’autres grands noms du football national n’ont pas bénéficié de la visibilité due à leurs rangs. Ils s’en émeuvent avec véhémence. Éclairages.

Il ne fait pas bon contrarier Roger Milla. Connu pour être doté d’un caractère entier, l’ancien avant-centre des Lions indomptables n’a toujours pas appris la langue de bois. Dimanche 9 janvier dernier, sur le plateau de l’émission «Club d’élites» (magazine de débats diffusé sur la chaîne de télévision privée Vision 4 à Yaoundé), son sang n’a fait qu’un tour quand il a été sollicité pour parler de la mise à l’écart des anciennes gloires du football camerounais. «J’ai des larmes aux yeux; je ne comprends pas comment, dans un pays comme le nôtre, ce qui se passe», explique l’ambassadeur itinérant. Sur Vision 4, il frappe juste une nouvelle fois et prouve que Paul Biya a bel et bien instruit de mettre aux bons soins la Commission des internationaux camerounais. Roger Milla dit ne rien comprendre des trucs et astuces dont use et abuse le ministre des Sports et de l’Éducation physique pour ne pas appliquer cette instruction présidentielle. Au cours de son traité sur le sujet, le mythique avant-centre crie au scandale: «Alors que normalement notre collectif était qualifié pour assister à la cérémonie, d’où vient-il que le rôle de la Commission soit assimilé à du simple bénévolat au sein du Cocan 24 heures seulement avant le coup d’envoi de la CAN».

Dépit, révolte et enragement

Même écho chez Jean-Paul Akono. La mine désolée, le coach médaillé d’or des Jeux Olympiques de Sydney 2000 offre un éclairage sur le triste sort réservé aux héros de son espèce: «On a l’impression de vivre un cauchemar, une sorte de jour sans fin». Signalant les préoccupations du Collectif des anciennes gloires, le dépit, la révolte et l’enragement résonnent en écho à la prise de parole de Lucien Mettomo. Il regrette que Jean-Paul Akono, «seul et unique entraîneur africain noir qui a gagné une médaille d’or olympique» reçoive son ticket d’entrée au stadium d’Olembé sur un plateau de télévision. «Nous ne pouvons pas avoir servi notre pays ; je ne suis pas sûr qu’il y ait plus vendeur de l’image du Cameroun que les footballeurs. Et le jour qu’on organise la fête du football sur le territoire camerounais, les footballeurs soient les moins lotis. Je peux vous dire qu’il y a deux jours jusqu’à tout à l’heure, je n’arrête pas de décrocher mon téléphone parce que des gens m’appellent. Entre des joueurs en activité et ceux qui ont arrêté, tout le monde ne comprend pas comment on a trouvé le moyen d’inviter des influenceuses pour aller faire la visite de je ne sais quoi», fulmine l’ancien défen- seur des Lions indomptables. À l’entendre, le mépris voué aux anciennes vedettes du football national s’est systématisé. À cause de cela, Lucien Mettomo tient le micro pour dire tout des conséquences que cela entraîne et autres regrets. «Nous allons jouer tout à l’heure, vous n’aurez pas 100 internationaux camerounais. Moi j’aurais aimé qu’on invitât Cyrille Makanaky, Kana Biyick, Thomas Nkono… Mais je vois des invitations, je ne sais pas si elles sont vraies, de personnalités à qui je ne reproche rien. Mais je trouve quand même que ce n’est pas compréhensible. Nous avons des amis qui jouent dans d’autres nations et qui nous disent: les gars qu’est ce qui se passe?» peste le champions d’Afrique 2000.

Par le biais de «Club d’élites», la présence par très remarquée des anciens Lions indomptables à Olembe le 9 janvier dernier s’offre une grille de lecture plus large. Selon certaines sources de Samuel Etoo (président de la Fédération camerounaise de football, Fecafoot), pas très visible lors de la cérémonie d’ouverture de la CAN, s’est «caché pour protester contre la non prise en compte de ses anciens coéquipiers de l’équipe nationale du Cameroun. Et pour l’avenir, dans son rôle de porte-flingue, Roger Milla tient le discours apocalyptique d’un homme qui a vu l’enfer plusieurs fois: «Tous ceux qui veulent détruire Samuel Etoo tomberont sur nous». En attendant, le Minsep dit «rassembler des éléments de langage pour communiquer sur le sujet».

Source: www.camerounweb.com

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