Coup d’État au Mali : Emmanuel Macron lance un deuxième avertissement

Le président Emmanuel Macron a averti  dimanche que la France retirerait ses troupes du Mali si l’instabilité politique dans ce pays conduisait à une plus grande radicalisation islamiste.

La France a environ 5 100 soldats dans la région dans le cadre de l’opération Barkhane, qui couvre cinq pays du Sahel : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

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La mission, dont le quartier général se trouve au Tchad, a été lancée après l’intervention de la France au Mali en 2013, sous la direction de l’ancien président François Hollande, pour aider à repousser les combattants qui avaient envahi certaines parties du pays d’Afrique de l’Ouest.

Mardi, la France et l’Union européenne ont dénoncé un « coup d’État inacceptable » après que le président intérimaire du Mali, Bah Ndaw, et le Premier ministre, Moctar Ouane, aient été arrêtés et privés de leurs prérogatives.

Emmanuel Macron a déclaré qu’il avait dit à Ndaw que la France, ancienne puissance coloniale, retirerait ses troupes si le Mali se tournait vers « l’islamisme radical. »

« L’islamisme radical au Mali avec nos soldats là-bas ? Jamais », a-t-il déclaré, faisant référence à la montée des groupes armés dans le pays.

« Il y a cette tentation aujourd’hui au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai », a-t-il prévenu.

Le président français a ajouté qu’il avait fait passer le message aux dirigeants ouest-africains qu’ils ne pouvaient pas soutenir un pays « où il n’y a plus de légitimité démocratique ou de transition. »

 

Crédit photo : forbesalert

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